Comme vous pouvez le constater, seul « paraître » est du domaine manifesté, du domaine illusoire, du domaine de ce que voient et analysent, les matérialistes scientistes dans leurs machins, trucs-oscopes en tous genres.
PARAITRE : A quoi puis-je bien resembler, quelle image, quelle illusion, les autres pouraient-ils avoir de moi-même, ici et maintenant ? Un être calme, de sexe masculin, la cinquantaine, penché sur un clavier d'ordinateur, résumant grossièrement son aspect extérieur...
ETRE : Qui suis-je ? Un être qu’il me faut découvrir, un être en recherche de lui-même et de son créateur… un être venu s’incarner et ouvrant les yeux pour la première fois de cette incarnation-ci, le 17 avril 1949 à 15 h15.
Ici et maintenant,
Dans l'impermanence,
Et l'illusions
Je suis calme, serein,
Amour et compassion.
Ici et maintenant,
Je rends grâce à la divine providence
Et m'efforce de construire le Pont.
Ici et maintenant,
Que l'Essence divine purifie mon être
Ses états multiples et mes pensées,
Que les maîtres invisibles me guident
Sur la voie qui m'est tracée.
Voilà ce que j'ai reçu dernièrement, tout au long d'une semaine, par bribes et touches successives, alors que, fonctionnaire de police, j'étais en service sur la voie publique.
Qui suis-je ? j'en déduis que je suis au moins pour une part, un genre de récepteur, capable de percevoir certains messages, dans certaines conditions. ( D'une manière encore plus spectaculaire, j'avais reçu, il y a quelques années, d'un seul jet et en quelques minutes, le poème sur la Mort, que vous avez peut être lu, dans mon second roman "Cambriolage".
Paraître : Dans le même temps, je "parais être" un policier, occupé à son service, image subjective, illusoire, bien loin d'une quelconque réalité.
Un matin, comme la marâtre de Blanche Neige, pleine d'illusions, il m'est arrivé de me poser la question : "Qui suis-je
- "Tu n'es qu'une image," fut la réponse. "Tu n'es qu'une illusion et ne t'avise pas de me briser par vengence, tu disparaitrais par la même occasion."
L'épreuve du miroir est utilisée dans plusieurs rites initiatiques.
Au Rite Ecossais Ancien Accepté, elle se présente au premier grade et propose à l'impétrant, sa propre image, comme un ennemi potentiel, qu'il n'a sans doute jamais envisagé. En effet, l'image du corps physique, matière reflétée par le miroir, est celle de l'automate, de l'homme mécanique de Gurdjief, sans cesse entrainé, par des désirs obscurs, dont il ne connais ni l'origine ni le but... homme mécanique, dont je vous ai parlé en d'autres temps. Cet automate, dressé par l'éducation et des apprentissages divers, est bien l'ennemi à combatre. Il va falloir le terrasser pour découvrir l'Etre composé des parties non mortelles,des états multiples qui composent les pontifs potentiels que nous sommes.
Au Rite Ecossais Rectifié, l'épreuve du miroir est présentée au deuxième grade symbolique. "Voyez-vous tel que vous êtes" est-il dit à l'apprenti. Et il est aussitôt ajouté : " Pénétrez les replis de votre coeur, sondez le plus profond de votre âme, pour y trouvez la connaissance de vous-même. Ce travail donne la clef de tous les mystères et conduit au vrai bonheur. "Arrachez le voile pour vous voir tel que vous êtes" Là encore pour qui sait décoder, il est conseillé de terrasser l'automate, qui ne souhaite que paraitre pour ce qu'il imagine, être son bonheur.
Passons à autre chose.
J'effectue maintenant un voyage mental dans le temps et me reporte quelques mois en arrière, dans le courant du mois de février 2006. Pour un observateur, je parais dormir dans mon lit. Je ne peux pas donner plus de détail, car je ne suis pas cet observateur, bien que je sois persuadé que cela soit possible en certaines circonstances. Je me pose après coup, des questions du genre : "est-ce qu'à ce moment là mon corps respirait ?"…
Un observateur pouvait donc penser que je dormais, ou qui sait ? que je venais de passer à l'orient éternel. mais dans le même instant : « Qui suis-je ? »
Je suis dans l’entrée de ma maison. Une personne me regarde, peu importe qui. Je suis tout fier de lui montrer que je me tiens debout, à cinquante centimètres au dessus du sol, en totale apesanteur. Avec ma seule volonté, j'annule cette pesanteur et me déplace, sans avoir besoin d'effectuer aucun mouvement. Au bout de quelques secondes, afin d'être plus démonstratif, je pars en arrière, dans la direction de la porte d'entrée, relativement rapidement. Là, très vite, mais sans que cela soit une volonté de ma part, je prends une position assise et je suis bientôt en décubitus dorsal. Je ne sais plus où je suis...
Je prends alors conscience que je suis en train de rêver. Du fait de ma lévitation, je pense aussitôt : "je suis sortis de mon corps" dans le même instant, une impression de bien être incommensurable, aussi formidable qu'indescriptible m'envahit : je flotte et il n'y a rien de plus agréable. Je pense : "je ne vois pas la corde d'argent" et, né sous le signe solaire du bélier et des influences de la sphère martienne, ayant tellement souvent pensé à cette situation qui enfin se présente, impatient de revoir mon fils, Alexandre, je commande : "à Saint Petersburg"...
Fondu enchaîné d'environ deux ou trois secondes. Le flottement s'atténue doucement et , sans aucune secousse, sans brusquerie aucune, je me retrouve dans mon lit, en train de me réveiller. Le soleil se lève sur un nouveau jour.
Partant de là, partant du vécu de cette expérience, je peux essayer de transmettre avec des mots, le petit peu, les quelques bribes, de ce que mon travail, mes recherches, de ce que mon expérimentation, m’ont permis de découvrir. Je répète encore ici, ce que les compagnons et apprentis, m’ont entendu dire de nombreuses fois, lors de nos réunions de travail : NE CROYEZ QUE CE QUE VOUS AVEZ EXPERIMENTE. Car en effet, il est difficile de faire comprendre avec des mots, des expériences pour lesquelles, l’auditeur n’a aucun vécu, aucune référence de comparaison.
Autre expérience :
La scène se passe à Limoges, le samedi précédent la veillée pascale de cette année 2006.
Je suis avec quelques frères et nous venons de terminer notre déjeuner. Après le café, certains d'entre nous ont quitté la table et continuent leur discussion tout près. Levant les yeux, je vois alors, un de mes frères, avachi sur une chaise, la tête en arrière, la bouche grande ouverte, haletant...
Quatre ou cinq frères sont déjà près de lui, l'un d'eux a dégrafé son col. Je m'approche et lui dis : Je pratique le Reiki, m'autorises-tu à poser les mains sur toi ?
Le frère, incapable de prononcer le moindre mot, accepte en fermant les paupières. Je pose les deux mains à la hauteur de son coeur...
Quelques secondes plus tard, alors que d'aucun sont prêt à appeler les secours d'urgence, notre frère reprend la parole : "ça va mieux dit-il, j'ai plus mal, c'est passé..."
Paraître : Les frères me regardent étonnés du "miracle". Les apparences ne sont toujours qu'illusions. Je n'ai pas ressuscité Lazare. . J'ai simplement servi de canal à la Lumière, au ki, au chi, au prana... l'énergie transmise a supprimé la douleur et redonné assez d'énergie à notre frère pour passer ce moment critique.
Etre : depuis mon initiation Reiki, je suis un canal, un tuyau qui laisse entrer l'énergie par le chachra couronne et la restitue par les mains. Ce qui parait à certains miraculeux, n'est en définitive que tout naturel. Pour découvrir ce qu'est l'être, il faut arrêter de chercher à l'extérieur, ce qui est à l'intérieur.
La difficulté pour moi, à cet instant de l'exposé est de développer la partie de "l’être", car, de ce que René Guénon appelle « les états multiples de l’être », la plus grande partie de mes connaissances, concerne les vibrations les plus lourdes, l’assemblage de poussières d’étoile, qui a vu le jour, à la fin de la première moitié du siècle dernier, et qui petit à petit a pris la forme de ce qui vous apparaît de moi actuellement. Je suis donc et je parais un corps, matière, à qui DIEU, a donné la vie.
Ainsi, je me retrouve ici et maintenant, tel l’Orobouros, avec la même question que précédemment. En effet, par quel moyen le créateur, m’a donné la vie, et quel est ce souffle de vie, d’énergie dont je m’imprègne à chaque instant de mon existence ? Il me faut bien admettre que cette partie visible de moi-même, ce qui paraît de moi, n’est que le véhicule de mon être. Véhicule habité, pénétrer et lui-même enfermé dans une sorte d’œuf, composée de vibrations et de fréquences qui constituent ce que je suis en vérité.
De cela, il m’est possible de voir, la partie la plus dense , que l’on appelle corps étérique, visible car il dépasse légèrement du corps physique et je le distingue à l’œil nu, dans certaines conditions. Cette partie de l’être est intermédiaire entre les plans plus subtils et la matière du corps physique.
Je vous ai parlé précédemment d’une courte expérience astrale, mais déjà, faute d’avoir réussis à ce jour des aventures et investigations volontaires sur ce plan, il m’est difficile d’en dire plus à partir de mon vécu. Je sais que mon être astral peut se déplacer, sans contrainte de temps et d’espace, dans un domaine ne dépassant pas la sphère terrestre. Je sais qu’il est possible de rendre visible ce corps astral, en y condensant des éléments, mais je ne parle plus ici, de mon expérimentation et, jusqu’à maintenant, aucun de mes amis, ne m’a aidé, en quoi que ce soit, dans ce genre de recherche.
Pour ce qui concerne le paraître, et s’agissant du corps astral, je signale pour les septiques qui ne le sauraient pas déjà, qu’il est possible de voir le brouillard de vibrations qui enveloppe le corps physique et dont fait partie ce corps astral, sur une photo Kirlian. Je rappelle toutefois pour ces derniers, qu’il est écrit : « Heureux celui qui croit sans avoir vu… »
En dehors de cela, la question se complique. Nous savons, que ce corps astral ne révèle pas forcément sa présence là où il se trouve dans le plan physique, et n’apparaît pas forcément toujours et de la même manière sur le plan physique, que sur le plan astral. Nous retiendrons que ce corps astral, peu prendre la forme qu’il décide de se donner, ce qui n’est, par ailleurs, pas toujours sans risque…
Nous en sommes ici, qu’au tout début de notre exposé, et nous implorons la divine providence, ainsi que les égrégores de Lumière susceptibles de nous éclairer, de nous aider à compléter ce travail, grâce aux expériences qu’il nous sera donné de faire, aux recherches qu’il me sera accordé, de poursuivre.
Qui suis-je ? Si je parais un être intellectuel, avec des connaissances, un vécu scientifique et un penchant pour la littérature, la poésie et les arts… je suis aussi un corps mental, doué de raison, d’intuition et de réflexion. Mon travail sur ce corps mental n’en est qu’à ses débuts et n’est pas suffisamment abouti pour que je puisse vous en parler. Ce que je sais, c’est que le corps mental peut explorer, bien au-delà de la terre, toutes les sphères planétaires, jusqu’aux confins du système solaire et faire par ce moyen, connaissance avec des êtres, qui peuplent ces sphères. Il me reste à expérimenter.
Qui suis-je ? Je suis une conscience, conscience, qui prend habituellement place dans le corps physique. Cette conscience peut également se déplacer dans le corps astral, et je l'ai expérimenté. Dans ce cas la conscience peut alors voir le corps physique, de l'extérieur. Malheureusement, lors de l'expérience que je vous ai décrite, ma précipitation m'a empêché de voir mon propre corps endormi. Enfin la conscience peut se situer dans le corps mental, mais mon manque d'expérimentation dans ce domaine m'oblige à ne pas développer plus avant.
Vous voyez qu'il n’est pas simple de comprendre ce qu’est l’être. Je viens de vous exposer différents niveaux d’être et, les mots pour définir ces différents niveaux ne sont qu’une approche illusoire. Le langage ordinaire utilisé pour décrire l’illusion matérielle de tous les jours, est ici employé pour définir une réalité d’un autre ordre. Seule l’expérience permet de bien saisir ce dont il est question. Pour simplifier nous pourrions dire que ces niveaux sont plus ou moins grossiers, plus ou moins subtils. Enfin, nous ne connaissons pas, par avance, le niveau vers lequel nous progressons. Il s’agit de vérités ésotériques, c’est à dire intérieures, pas parce qu’elle sont secrètes ou cachées, mais simplement parce qu’elles sont incompréhensibles pour celui qui ne les a pas encore expérimentés.
Il semble en premier lieu possible d’admettre que le niveau d’être d’un mammifère est plus élevé, que celui d’un invertébré, celui d’un grand singe que celui d’un quadrupède, celui d’un homme que celui d’un singe…
Ces différences de niveau d’être n’ont rien à voir avec l’intelligence, et existent, toutes proportions gardées, à l’intérieur même de l’humanité. Elles s’imbriquent les unes dans les autres, un peu comme les matriochkas que j’affectionne et demandent à l’homme un travail particulier et régulier pour se développer.
Les niveaux supérieurs confèrent certains pouvoirs considérés comme « miraculeux » pour reprendre le mot d’Ouspenky, dans Fragments d’un enseignement inconnu, cette idée du miraculeux ayant motivé ses recherches sur la voie. Mais, au-delà de ces surprises miraculeuses, il est plus intéressant de savoir qu’avec le travail l’être ayant atteint un certain niveau, oublie toute forme de peur, atteint la sérénité, l’intuition, la lucidité, une qualité de conscience extraordinaire, la clairvoyance, la clair audience, etc.
Le travail consiste en premier lieu à effacer l’ego. Le cocon de l’ego doit être brisé afin que meure la chenille qu’est le vieil homme et soit libéré le papillon. Le cherchant doit méditer, découvrir la voie de la connaissance de soi, de la vigilance, de la présence à soi, ici et maintenant…
Voici cinq pensées positives que je pratique chaque jour, chaque instant, ici et maintenant, qui semblent m’aider comme rien ne l’a jamais fait auparavant :
1- Ici et maintenant, je reste calme et fuis toute colère,
2- Ici et maintenant, je ne m’inquiète aucunement et fais confiant à la providence,
3- Ici et maintenant, je remercie Dieu, pour tous les bienfaits qui me sont donnés,
4- Ici et maintenant, je travaille le plus possible à devenir meilleur,
5- Ici et maintenant, j’aime mon prochain et toutes les créatures…
Ce travail sur la voie, à la recherche de la réintégration de l’être aboutit aux promesses de toutes les religions, promesses extraordinaires, d’éveil, de libération, de vie éternelle, de conscience infinie… Mais pour cela, pour développer mon être, je dois me libérer de ma prison, de l’esclavage de la peur, du despotisme de l’ego.
Il me semble difficile de continuer. En effet, je suis un être composé d’un assemblage imbriqué d’une multitude de couches de vibrations de plus en plus fines, réparties dans les différents plans d’énergie et nourries par le noüs, énergie primordiale, dualité électrique et magnétique, d'où tout a été créé.
Je suis une conscience, créée à l'image de Dieu, constitué de différentes strates de vibrations, ou plan possédant des fonctions et possibilités différentes d'existence, le tout nourri en permanence par la divine providence et son flue d'énergie. L'incarnation est un moyen de progresser sur les voies, qui à l'image du christ, me renvoie à mon créateur, pour me rendre capable et digne d'agir à son service.
Je suis, pour l'instant, une étincelle de Lumière, qu'il me faut entretenir et développer. C'est à quoi je travaille.
Voilà : Je suis bien conscient qu'après ce discours, je n'ai pas dû éclairer beaucoup de lanternes. Je vous imagine tous dans quelques instants, quitter l'endroit où vous vous trouvez, à reculons, tenant dans la main droite la faible lueur de votre propre lanterne... Mais j'abandonne là l'image du neuvième arcane du Tarot, car il me vient soudain une analogie entre "ETRE PARAITRE" et "CONNAISSANCE CULTURE".
La culture : c'est de la confiture. Nous en avons plus ou moins et nous l'étalons inversement en proportion.
La connaissance : C'est ce qu'il reste. Lorsque tout est oublié, il reste le souvenir, le vécu, les expérimentations...
De même et analogiquement,
Paraître : C'est ce que nous étalons, les métaux, la pacotille, les illusions, le bel habit, la limousine, le corps d'athlète... C'est un phénomène passager, limité dans le temps, limité dans l' espace, lié à l'apparence, à la mouvance, à l'instabilité, à la futilité...
L'être : C'est ce qu'il reste, lorsque la corde d'argent est rompue, que l'âme abandonne le corps, matière qui continue sa vie, seule de son côté, pour retourner à ce qu'elle était, une poignée de terre, de la poussière d'étoile...
L'être: C'est ce qu'il reste lorsque le corps étérique est dissous, que le corps astral continue ce qu'il lui reste à vivre.
L'être : Est permanence, stabilité, vérité, impérissable et éternelle. C'est ce qu'il reste, qui se retrouve face au grand miroir incréé, face au créateur.
Enfin, je vous propose de méditer ce verset du livre de Samuel ( 16, 7) : Paraître : "Les hommes voient ce qui leur saute aux yeux", être : "mais le Seigneur voit le cœur"
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